Regarde Mama le vieux train, dis-moi ce n’est quand même pas avec ce truc qu’on va aller à notre auberge ?
- Non ne t’inquiète pas, ce vieux train ne sert qu’aux marchandises pour éviter aux camions d’encombrer les p’tites routes.
Bonsoir, je suis Mme Lagrange, la gérante du restaurant de la station, vous êtes Mme Nolann ?
- Oui.
- Alice m’a demandé de vous donner les clés de la voiture qu’elle a garée sur le parking de la station pour vous.
- Ô merci.
Je vais avec Mme Lagrange, attendais-moi ici où commandait quelque chose à manger, les filles ça vous dérange si Côme vient avec moi.
- Pas du tout Mama au contraire !
- Sympa les filles !
- Je vais en profiter pour appeler mes parents.
- Embrasse-les de ma part Sylbie.
- Je le ferais Mama.
Allo Syblie, ma chérie… alors et ce voyage ?
- Pour papa ne t’inquiète pas Sylbie, ça va mieux mais il tient encore le lit.
Ton frère et là avec Lily, ils m’aident, on est tous aux petits soins pour lui.
On t’embrasse tous et embrasse tout le monde.
J’ai hâte de voir l’île au p’tit matin ça doit être magnifique de se voir entourer par l’océan.
- Mais oui c’est vrai que nous sommes entourés d’eau et s’il y avait une tornade ? On ne pourrait même pas quitter l’île ! Oh, j’en ai mal au ventre rien que dis penser.
Je suis sûr qu’il n’y a aucun danger… l’océan ici est très calme.
- Tu es sûr ?
- Oui j’en suis sûr Serla, allons-nous prendre quelque chose à manger.
- Au fait Sylbie et ton père ?
- Maman m’a dit qu’il est toujours au lit mais ça va mieux.
Vous me faites une petite place les jeunes ?
- Oui bien sûr !
- Il ne faudrait pas trop s’attarder pour ne pas faire attendre la famille Kermaïc.
- C’est vraiment super que la famille de Nicolas ait pu venir aussi. Mais au fait Mama comment on fait pour aller à la berge du ferry ?
- Zut ! Je savais bien qu’il fallait que je demande un truc à Mme Lagrange, j’irais la voir dès que j’aurais fini de manger.
- Vous savez les filles que j’ai travaillées sur un projet à Bretèches ?
- Tu ne me l’avais jamais dit, alors, tu as fait quoi ici ?
- Vous ne saviez pas ce qui est arrivé à l’île il y a quelque temps ?
On ne sait pas quoi ? C’est quoi encore ces énigmes Côme ?
- Les enfants, je vais juste voir si elle a une carte de l’île, faut que je trouve comment aller à la rive du ferry.
- D’accord Mama.
- Alors Côme !
- C’n’était pas grand-chose, seulement qu’il y a eu une partie de l’île détruite par un ouragan ce qui a fragilisé certaines rives, ils ont fait appel à plusieurs géomètres et architectes pour vérifier et consolider la partie qui risquait encore de s’effondrer, on a travaillé tous ensemble et on a réussi.
Dû moins je l’espère ! Car c’est vrai que depuis il n’y a pas eu d’autres ouragans pour vérifier et prouver la solidité du site !
AAAAAAAAAAAAAAH ! Nooooon ! Mais il est complètement déchainé aujourd’hui !! Serla n’écoute pas ce qu’il dit ! Fait comme moi Serla, on n’entend plus rien… qui nous parle ?
Mama va vite chercher cette carte et s’il te plaît ramène-nous du sparadrap… sinon on le laisse ici.
Voilà la dernière…
Je viens d’avoir une superbe idée pour ce soir !
- Pour ce soir ? Mais Alice, là on va tous renter pour se coucher !
- Mais Nicolas, il n’est même pas encore 23 heures ! Donc, je reprends, au lieu de repartir chacun de notre côté pour se coucher comme Nicolas l’a suggéré, pourquoi ne ferions-nous pas une surprise à Mama et aux filles ?
- Une surprise ? Elles vont être fatiguées, tu ne crois pas ?
- Je suis sûr que cela leur fera plaisir au contraire ainsi qu’à Angie.
On y va tous ?
- Oui bien sûr, on ne restera pas longtemps, juste le temps de faire un peu connaissance et leur souhaiter la bienvenue à Bretèches, surtout que demain on peut faire la grâce’ mat la fête ne commence que dans l’après-midi…
- Oui, ce n’est pas une mauvaise idée…
- Au moins Angie est d’accord !
- Faudrait pas tarder, il faut qu’on arrive à l’auberge avant eux.
Tu es donc d’accords ?
- Nicolas, il me tarde de voir Mama et les filles, j’ai l’impression que ça fait des siècles que je ne les ai pas vus. Sylbie me manque tant !
- Et moi ?
- Toi ?
- Oui moi, il me tardait de t’avoir rien qu’à moi et là tu prolonges encore la soirée.
- Nicolas stp
- Tu es sûr que tu n’es pas fatiguée ?
- Non Nicolas, je suis même complètement excitée de les revoir toutes.
Si je comprends bien toi aussi, tu suis le groupe ?
- Pourquoi tu avais d’autres progrès ?
- Non… rien d’important.
- Nil, tu n’imagines même pas comment je suis pressé ! Je vais enfin pouvoir connaitre et parler à celle qui a fait le plan du « Moussaillon »
- Qui s’est ?
- C’est Melle Creinblan Sylbie, la meilleure amie d’Angie.
Betty, nous on va décliner.
- Pourquoi ?
- Tu as déjà une autre invitation.
- Invitation ? Je n’ai rien dans mon agenda !
- Mais si, tu ne m’avais pas invité ?
- Moi je t’ai invité ? Ce n’est pas plutôt toi qui t’es invité ? Dim, je suis sûr qu’on va bien s’amuser en suivant le groupe
- Si tu le dis…
Nous voilà à bon port, on a eu de la chance de ne pas rater le ferry
- Tu vois chéri, fallait pas t’énerver comme tu l’as fait, on ne l’a pas raté ce ferry !
Ce n’est pas grâce à Milly !
- Mais papa ce n’est pas de ma faute si j’ai eu une envie présente !
- Deux fois ?
- Non, la deuxième fois, il fallait vraiment que je me recoiffe avant de rentrer dans le ferry, si tu avais vu ma tête ! C’est pas ma faute si ma p’tite malle où était rangé mon peigne était dans le coffre.
- Mais chéri ce qu’il faut voir et c’est le plus important c’est qu’on soit bien arrivé, non ?
- Je ne discute plus, vous avez gagné !
~~~
Mama que je suis contente de te revoir. Hank revient, il est allé payer notre consommation.
Sylbie que ce passe–t-il ?
- C’est Milly là-bas, en la voyant devant moi je n’ai pu m’empêcher de penser que dans un sens c’est à cause d’elle qu’Angie a pété les plombs…
- Oui, mais tu sais bien qu’il ne sait rien passé, les commentaires ne s’étaient pas affichés avec les photos sinon vous auriez su.
- C’est vrai, mais je vais en profiter quand même pour en savoir plus…
- Vas-y doucement, elle ni est pour rien et c’est que sa cousine.
- Oui je sais.
Tu comprends pourquoi Angie est partie maintenant.
- Je suis désolé je ne savais pas que c’était ces photos le déclencheur de sa fuite, je m’en veux tellement…
- Ne le soit pas, quand j’y pense… c’est moi qui suis désolé de t’en avoir parlé. Parlons d’autres choses !
- D’accord, je voulais te dire je suis contente de connaitre enfin tous ceux qui font partie de la vie de mon cousin Nicolas.
Et si on y allait ? Il est tard.
Mais c’est super sympa ici, je suis sûr qu’on va passer un agréable séjour.
C’est toi la meilleure amie de Nicolas et d’Angie ?
- Qui t’a dit ça ?
- Nicolas, il m’a dit que tu étais pour lui sa petite sœur...
- Je suis contente de savoir qu’il le pense malgré tout ce qu’on sait dit ces temps-ci, tu sais moi aussi je le considère comme mon frère.
Faudrait pas trop s’attarder ici, montons à l’étage dans la salle de jeu, ils seront obligés de passer par là pour aller dans leurs chambres.
- Ok, allons-y.
Sylbie ça va ? Pourquoi ces larmes ? Je pensais que tu serais heureuse.
- Mais, je le suis, je pensais seulement à tous ces mois qui ont passé et les larmes me sont venues sans que je puisse les retenir.
J’ai encore dû mal à réaliser que je vais la revoir, t’inquiète pas ça va passer.
- Il faut qu’on monte…




























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